Rencontre avec Margot Montpezat, auteure du livre « Journal d’une intolérante alimentaire ».

 

 

Margot Montpezat est l’auteure du livre « Journal d’une intolérante alimentaire », un témoignage décomplexé et pratique sur un problème de santé qui touche des millions de français.
A travers des anecdotes amusantes et des études documentées, Margot nous aide à mieux vivre et comprendre les mécanismes des intolérances et à retrouver le chemin d’une vie normale.

Rencontre.

 

Bonjour Margot, comment vas-tu ? Ton livre « Journal d’une intolérante alimentaire » est sorti début 2017. Que fais-tu depuis sa sortie ?

 

J’ai tout de suite réfléchi à un autre livre. Je voulais faire le lien entre les troubles intestinaux et mentaux parce que j’avais remarqué une nette amélioration de ma santé psy en modifiant mon alimentation et je sentais qu’il y avait là quelque chose d’important. J’ai écrit quelques articles sur ce sujet et j’écris actuellement un roman. Aussi, je fais beaucoup de musique. Nous avons un groupe de folk, Blue Pepper. Nous avons sorti un EP en 2018 et on prépare un album pour fin 2020. Sur instagram : @bluepepperofficiel

 

Tu fais part de beaucoup d’auto-dérision et de spontanéité dans ton livre. Est-ce une façon de démystifier l’intolérance ? Quel était ton objectif en écrivant ce livre ?

 

Je pense que c’est toujours bénéfique de voir le côté positif dans toutes les situations. Si tu es catastrophé par quelque chose, tu peux manquer de recul et te sentir dépassé. L’humour m’a permis d’accepter la situation et c’est aussi une bonne façon de faire passer un message. Je pense que ça a aidé certains de mes lecteurs à relativiser ou du moins à passer un bon moment à lire mes déboires d’intolérante qui ressemblent apparemment beaucoup aux leurs. J’ai eu beaucoup de témoignages de lecteurs qui se retrouvaient dans ce que j’écrivais et j’ai toujours eu à cœur de répondre à leurs messages parce que je pense que ça aide de sentir que l’on est moins seul face à ces troubles.

 

Aussi, je voulais montrer qu’il n’y a pas que la maladie cœliaque. J’ai une hypersensibilité au gluten. Or, on a l’impression que cette zone grise n’existe pas. Je voulais prouver que cela existe et que ce n’est pas à prendre à la légère.

 

Ton livre est très documenté avec beaucoup d’études et interviews de médecins, scientifiques, chercheurs…Selon toi, est ce que les recherches avancent assez vite ? Et cela mène-t-il à un changement des mentalités ? Les intolérances sont elles en train d’être enfin acceptées ?

 

J’ai l’impression que oui. De plus en plus de recherches portent sur le microbiote, le « deuxième cerveau ». Nous nous rendons compte que l’état des intestins est majeur pour notre corps. Il existe une symbiose entre notre intestin et notre organisme. Quand l’intestin va mal, la santé va mal. J’ai eu l’occasion de m’entretenir avec beaucoup de médecins qui prennent le sujet à bras le corps. Les américains sont toutefois un peu en avance mais la recherche prend du temps. J’espère que nous allons arriver à de plus en plus de résultats.

 

Et sur le plan sociétal ?

 

L’intolérance est de mieux en mieux pris en compte. Quand j’ai écrit ce livre il y a 4 ans, il n’y avait rien. Maintenant, on a tout à portée : restaurants, magasins… Grâce à tous les acteurs de livraison de plats cuisinés, il est simple de manger ce que l’on veut. En tous cas pour les habitants des grandes villes !

 

A la fin de ton livre, tu nous donnes de super recettes. A défaut d’avoir testé la pizza au quinoa, on a testé la pizza aux choux fleurs. Quelle est ta recette fétiche du moment ?

 

La tarte au citron du site Tambouille & Délices est délicieuse ! (à retrouver juste ici ).

 

Sinon, je suis fan de pizzas ! Je recommande les restaurants Gemini, La Sartoria et Caffé Shop pour les parisiens et les touristes en visite qui veulent se régaler !

 

Selon toi, comment « bien » arrêter un aliment ?

 

Il faut s’observer et détecter ce qui te fait du bien ou pas. Concernant le gluten, il faut le retirer en douceur. Lorsqu’on est malade depuis des années, il est possible de ne même pas savoir ce que c’est de ne pas être malade. Le pire, c’est de se priver puis de reprendre inconsciemment. Il faut faire attention à ne pas réintroduire un aliment de façon brutale.

 

Tu viens de sortir un nouveau livre : « Mon intestin m’a dit ». Peux-tu nous en dire plus ?

 

Dans ce nouveau livre, je fais le lien entre l’alimentation et la santé mentale. Il y a une vraie relation entre la santé de nos intestins, qui passe aussi par ce que l’on mange et la santé de notre cerveau. Adopter un régime anti-inflammatoire ( sans caséine et sans gluten) et majoritairement végétale peut s’avérer un bon moyen d’apaiser certains troubles psy comme les troubles bipolaires et la schizophrénie et pourrait être bénéfique en prévention et en traitement de maladie neuro-dégénérative comme Alzheimer et Parkinson.

 


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