Polyallergique à 25 ans , comment j’ai survécu !

Allergique sévère aux arachides, fruits à coques et poissons depuis 22 ans, voici les fondamentaux qui me permettent de mener une vie normale :

 

– Je cuisine autant que possible : malgré une vie professionnelle chargée, je concocte mes plats avec des produits bruts et le plus simplement possible. Avec beaucoup de sobriété. C’est bon pour la santé en plus ! J’évite les produits agroalimentaires sur-transformés : plus il y a d’ingrédients, plus il y a de risques de contaminations croisées !

 

– J’ai toujours une solution injectable d’adrénaline sur moi ainsi que de la cortisone. C’est facile à transporter et cela sauve des vies.

 

– Lorsque je dois manger au restaurant, que ce soit avec des collègues ou des amis, j’appelle au préalable pour indiquer mes allergies. Puis j’indique aux serveurs mes allergies en insistant sur le caractère dangereux d’une crise. Je suis indifférent aux réactions des uns et des autres. Cela fait bien longtemps que j’ai accepté mes allergies : je n’ai ni besoin de me justifier, ni de me cacher. Si on me questionne sur les allergies, j’explique ce que cela signifie. Souvent, les gens sont intéressés car ils ne connaissent pas.

 

– Je m’assure que ma conjointe ne m’embrasse pas après avoir mangé des cacahuètes : il serait dommage de faire une crise dans un moment pareil.

 

– Mes voyages sont organisés : je demande des mets simples au restaurant ou à l’extérieur. Par ailleurs, j’ai toujours une traduction de mes allergies dans la langue locale. Excepté dans les pays asiatiques où les allergies aux fruits à coques, arachides et poissons sont peu répandues, je parviens à me débrouiller partout. Si un jour j’envisage de partir en Asie, je ne consommerai que des produits très bruts et cuisinés par mes soins (c’est aujourd’hui faisable grâce aux hébergements alternatifs avec cuisine type AirBnB).

 

– Ne vous inquiétez pas, ma vie n’est ni normée et minutée. Etre allergique signifie juste être responsable de ce que l’on consomme. Il suffit de s’y habituer.

 

– Je m’informe : l’allergie n’a plus aucun secret pour moi. J’ai réalisé une formation pour mieux comprendre le phénomène et je tente d’en faire une véritable activité professionnelle par le biais d’Allergies au Resto. Je sensibilise les autres et je tente de m’investir au maximum.

 

– Enfin, je reste positif en toutes circonstances. Il ne faut jamais s’isoler ni dramatiser. L’allergie est un léger dysfonctionnement, rien de plus. Assumer, s’adapter et informer autour de soi permettent de prendre du recul et d’améliorer sa sécurité.

 

N’hésitez pas à contacter l’AFPRAL (Association française pour la prévention des allergies) si vous avez besoin d’aide, ils sont très disponibles.

 

Enfin, notre application EatsPossible est une solution : avoir l’avis d’autres personnes dans son cas et des restaurants attentifs, c’est précieux !