Les vins à faible teneur en sulfites. Et si on m’expliquait vraiment ?

 

On parle de plus en plus des vins sans sulfites ajoutés, à faible teneur en sulfites ou encore sans sulfite. Qu’est-ce que c’est ? Et pourquoi les sulfites ont si mauvaise presse ?

 

Tout d’abord, le soufre (synonyme des sulfites) est connu depuis l’antiquité pour ses nombreuses propriétés : fongicides, thérapeutiques… La légende raconte que les romains utilisaient le souffre pour sceller les fissures de leurs amphores (récipient le plus utilisé pour le transport de produits de base tels que le vin, l’huile d’olive, la bière et les sauces de poissons). En découvrant que le soufre était soluble, les romains ont ajouté du soufre brulé à l’intérieur des récipients afin qu’il ne se dégrade pas trop rapidement en vinaigre.

 

Aujourd’hui, le soufre est utilisé pour tuer les bactéries et levures indésirables et empêche l’oxydation prématurée.

 

Il est important de savoir qu’il y a forcément des sulfites dans le vin, même sans ajout, car ils se créent naturellement lors de la fermentation. Par ailleurs, les sulfites ne sont pas dangereux en soi : ils ont joué un rôle crucial dans la montée en gamme et la stabilisation des vins.

 

La surutilisation des sulfites dans les plats cuisinés, les aliments en conserve et les fruits secs a toutefois entrainé ces dernières années une hausse des allergies. Les sulfites peuvent en effet déclencher des réactions allergiques allant d’une crise d’asthme au choc anaphylactique dans les cas les plus extrêmes.

 

L’union européenne a fixé une limite légale de 160mg/litre de sulfites pour les vins rouges et 210mg/litre pour les vins blancs. Pour les vins bio, la législation est plus stricte avec 100 mg / litre pour les rouges et de 120 mg / litre pour les blancs.

 

Le seuil réactogène des sulfites a été établi à 10mg/ litre. Ainsi, la législation européenne oblige la mention « contient des sulfites » lorsque la teneur excède 10mg/litre.

 

Aujourd’hui, de nombreux vignerons décident de ne pas du tout ajouter de sulfites dans leurs vins. Afin d’empêcher l’oxydation, une surveillance accrue est nécessaire. Les vignerons recherchent une authenticité du goût car les sulfites ont tendance à interférer avec les arômes et atténuer les qualités du vin.

 

Aujourd’hui, de nombreux labels existent et fixent les teneurs en sulfites maximum.

 

Par exemple, l’Association des Vins Naturels (ANV) a la législation la plus stricte avec une teneur en sulfites de 30mg/l pour le rouge et de 40mg/l pour le blanc.

 

 

 

La plupart des cavistes et même les grandes surfaces proposent aujourd’hui des vins natures. Aussi, de nombreux acteurs en ligne tels que le Petit Ballon ou proposent une sélection de vins natures. Oé s’est d’ailleurs spécialisé dans ce domaine et s’est donné une mission : promouvoir la viticulture durable et changer la manière de consommer.

 

L’avenir du vin s’annonce passionnant.


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