La Convention Citoyenne pour le Climat. Bonne nouvelle pour l’alimentation ?

 

Regroupant 150 citoyens tirés au sort, la Convention Citoyenne pour le Climat s’est clôturée à la fin du mois de juin 2020 et a permis de faire éclore de nombreuses propositions visant à lutter contre le réchauffement climatique. Dans cette article, nous allons parler de toute la dimension alimentation.

 

Tout d’abord, l’alimentation représente 1/4 des émissions de gaz à effet de serre des français.

 

Il est nécessaire de réduire drastiquement ces émissions et réinventer un système alimentaire plus durable et résilient.

 

Un travail considérable a été fourni par la Convention Citoyenne pour le Climat est un rapport d’une centaine de pages a été réalisée.

 

 

Voici en quelques points les mesures saillantes de la convention :

 

Engager la restauration collective vers des pratiques plus vertueuses avec notamment une prime à l’investissement pour le respect de la loi Egalim, un bonus financier pour les petites cantines bio et locales et la mise en place d’un choix végétarien quotidien. Pour rappel, la loi EGALIM est une loi votée en septembre 2018 visant à assurer un revenu aux producteurs, améliorer les conditions sanitaires et environnementales de production alimentaire, renforcer le bien-être animal, favoriser une alimentation saine, sûre et durable et réduire l’utilisation du plastique.

 

Rendre les négociations tripartites plus transparentes et plus justes pour les agriculteurs en assurant la présence de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) dans les négociations.

 

Guide d’achat à destination des acheteurs publics afin de garantir un système permettant une alimentation saine, durable, moins animale et plus végétale, respectueuse de la production et du climat, peu émettrice de gaz à effet de serre et accessible à tous.

 

Poursuivre les efforts de baisse du gaspillage dans la restauration collective.

 

Développer des pratiques agro écologiques en atteignant 50% d’exploitations en agroécologie en 2040, notamment grâce à des aides de l’état. De plus, une augmentation de la taxe sur les activités polluantes est proposée ainsi que l’interdiction des pesticides les plus dommageables pour l’environnement en 2035.

 

Développer une agriculture plus durable, en réformant l’enseignement et la formation agricole et en renégociant la PAC.

 

Inciter au développement d’une pêche à faible émission en consolidant nos connaissances des stocks et déplacements de poissons et en protégeant la capacité des océans à stocker du carbone.

 

Renégocier le CETA

 

Mieux informer les consommateurs en renforçant la communication du programme national nutrition santé et en concevant une solidarité nationale alimentaire permettant aux ménages modestes d’avoir accès à des produits durables. Aussi, une suppression des labels privés a été proposée.

 

Mettre l’éthique au cœur de notre alimentation en informant les consommateurs du degré de transformation des produits, via un étiquetage obligatoire, en interdisant certains additifs alimentaires et en taxant les produits ultra transformés.

 

Evidemment, les mesures concernant l’information des consommateurs et l’éthique au cœur de l’alimentation nous ont particulièrement intéressées. Ces mesures nous semblent aller dans le bon sens et sont en cohérence avec les valeurs que nous prônons et les orientations que nous souhaitons.

 

Aucune mesure concernant l’alimentation n’a été refusée par le Président de la République, Emmanuel Macron. Il s’agit maintenant de savoir si ces mesures seront soumises à l’Assemblée Nationale ou au Referendum.

 

Espérons que cela aille vite !

 


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